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Au revoir chagrin
Sortie le 25 octobre 2019

  • 1. Loin
  • 2. Au revoir chagrin
  • 3. S'agapò
  • 4. Le Garçon
  • 5. 3 fois rien
  • 6. À l'endroit de la douleur
  • 7. Le Lit et le Coquillages
  • 8. Légère
  • 9. Rien
  • 10. Ana Rose


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LE PREMIER EXTRAIT DU NOUVEL ALBUM DA SILVA


L'Aventure
2017, PIAS


Villa Rosa
2013, PIAS


La Distance
2012, PIAS


La Tendresse des fous
2009, Tôt ou tard


De beaux jours à venir
2007, Tôt ou tard


Décembre en été
2005, Tôt ou tard

Biographie

AU REVOIR CHAGRIN

En 2019, il y a ce drôle de mot qui pourrait résumer la situation de Da Silva. Apatride. Apatride dans un paysage musical du XXIe siècle où l’homme se sent forcément trop à l’étroit. Parce que les frontières, il s’en fiche. Parce que les étiquettes, les castes, les classes, il déteste – même s’il semble évident qu’il appartient à une lignée qui irait de Charles Aznavour à Daniel Darc (pour résumer). Depuis son apparition sur le devant de la scène en 2004 – et très vite tout en haut de l’affiche (le single décisif L’Indécision sur l’album Décembre En Été) –, l’homme a emprunté les directions qui l’ont souvent mené là où personne ne l’attendait. Car entre deux albums studio, les succès et les tournées, il a écrit pour les enfants (cinq livres CD à ce jour), mis son talent de compositeur, auteur et producteur au service des autres (ici Soprano, là Jenifer), assouvi ses passions (pour la photographie, pour le théâtre, entre autres), cultivé des amitiés – et peut-être quelques inimitiés aussi. Alors, forcément, il semble loin le temps des premiers tâtonnements, des premiers pas, des premiers enregistrements, des premières aventures, du rock déglingué de Punishment Park, de la pop ourlée de Venus Coma, de l’electro ouatée de Mitsu. ll semble loin le temps de l’adolescence à Nevers pour ce Rennais d’adoption qui ne prend jamais rien pour acquis. Qui, plus que certains, accepte de se remettre en question. De se mettre en danger. De tout balayer d’un revers de main pour tout recommencer.

Il en a été ainsi à l’heure d’imaginer ce septième album, mais son premier pour le label AT(h)OME. Da Silva a fait table rase de son passé (plus ou moins) récent. Pour ce disque qu’il a un instant pensé enregistrer à Cuba, il a choisi comme fil conducteur de ne pas en avoir. Il rêvait surtout “de bordel, de désordre”. Il souhaitait même retrouver ce que finalement, on fantasme tous de retrouver. Ne serait-ce qu’une fois dans sa vie. “Aujourd’hui, je crois que je suis à la recherche de la première émotion que j'ai ressentie quand j' ai écouté The Cure à l’âge de 13 ans”. Cette même émotion que peut provoquer “la première belle cuite, le premier baiser réussi ou le premier sentiment vraiment amoureux, celui qui fait peur. On m’a souvent raconté que cela se reproduisait, mais je n’y crois pas”. Alors, bien sûr, comme tous ceux qui pensent quelque chose impossible, il n’a plus eu qu’une idée en tête : renouer avec ces premiers vertiges, en essayant d’être le moins professionnel possible, en redevenant un débutant “qui fait un peu n’importe quoi”. Mais qui finit par le faire bien – et c’est bien là l’essentiel –, grâce à une écriture décomplexée, grâce à une certaine négligence qui mène parfois à l’excellence. Derrière une pochette en guise d’hommage à la bande originale de Five Days From Home signée Bill Conti, Au revoir chagrin – clin d’œil au magnifique roman de Françoise Sagan ? – dévoile dix chansons (et ici, ce n’est pas un mot à prendre à la légère) aux personnalités bien trempées. Des chansons qui flirtent avec la pop (« S’agapo »), le reggae (« Le Garçon »), la valse (« Rien »), prennent un accent brésilien (« Loin ») ou mariachi (« À l’endroit de la douleur »). Des chansons où l’on croit apercevoir les silhouettes de Tom Waits, Jean-Louis Murat et Brigitte Fontaine, où l’esprit du label Saravah semble s’être glissé dans les silences, où l’on croise Sylvie Hoarau de Brigitte ou Hakim Hamadouche, un proche du regretté Rachid Taha. Épris comme jamais de cette liberté qui lui colle pourtant à la peau comme ces tatouages qu’il affectionne, entouré d’une garde rapprochée – Nicolas Fiszman à basse, aux guitares et coréalisateur du disque, Denis Benarosh à batterie, Reyn Ouwehand aux claviers, Olivier Bodson aux cuivres –, Da Silva a pris ses responsabilités pour imaginer un album exotique et métissé, une invitation à un voyage musical et mélodique « loin du monde » tel qu’on le connait aujourd’hui. Un voyage pour lequel on se contentera de prendre un aller simple.

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PRESSE ET EMISSIONS
Anne-Laure BOUZY

Au revoir chagrin
Sortie le 25 octobre 2019

Découvrez "Loin" le premier extrait du nouvel album de Da Silva